Louis de Buade, comte de Frontenac

Gouverneur de Nouvelle-France

Naissance : 22 mai 1622, Saint-Germain, France

Décès : 28 novembre 1698, Québec, Nouvelle-France

Frontenac, noble, joint tout jeune l'armée. Criblé de dettes causées par sa vie luxueuse, rejeté par l'armée pour son arrogance, il devient en 1672 gouverneur de la Nouvelle France. Il peut ainsi échapper à ses créanciers.

Tyrannique, il accepte mal de partager le pouvoir avec le ministre des Colonies, l'intendant et le Conseil souverain : il est rappelé en France en 1682.

En 1689, ses qualités de stratège militaire le ramènent pour mener la guerre contre la Nouvelle-Angleterre et les Iroquois. C'est lors de ce conflit qu'il réplique à un émissaire : « Dites à votre général que je n'ai point de réponse à lui faire que par la bouche de mes canons. »

Charles Robin

Marchand de Gaspésie

Naissance : 1743, île de Jersey (située dans la Manche)

Décès : 10 juin 1824, île de Jersey

1770 : Charles Robin installe à Paspébiac son commerce de morue. Il achète le poisson des pêcheurs locaux, puis il engage des Acadiens pour travailler dans la Baie des Chaleurs et à l'Île Royale (Île du Cap-Breton). Après l'attaque corsaire de 1778, Robin retourne à Jersey.

Il revient à Paspébiac en 1783 pour rebâtir ses magasins et ses quais. Son travail et ses relations politiques lui assurent un quasi-monopole. Robin échange le poisson contre de l'équipement et des provisions dans ses magasins : le crédit oblige les pêcheurs à travailler pour lui. Il contrôle aussi toutes les étapes : achat de poisson local, séchage sur ses propres grèves, transport par bateaux de ses chantiers.

Robin se retire à Jersey en 1802. Il laisse des entreprises solides qui dominent l'économie de la Baie des Chaleurs pendant un siècle.

Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières, Monseigneur de Saint-Vallier

Évêque de Québec

Naissance : 14 novembre 1653, Grenoble, France

Décès : 26 décembre 1727, Québec

Élevé dans un château et chez les jésuites, Jean-Baptiste de la Croix devient aumônier du roi Louis XIV.

En 1685, Monseigneur de Saint-Vallier devient évêque de Québec. Exigeant et autoritaire, il se querelle avec le séminaire, les gouverneurs, l'armée, les religieux... Pour plaider sa cause dans ces conflits, l'évêque multiplie les allers-retours en France.

Malade, il revient à Québec en 1713. Il se réconcilie avec ses ennemis, mais les rancunes persistent et l'isolent. Monseigneur de Saint-Vallier mène une vie austère auprès des pauvres et des malades de l'Hôpital Général, mais il continue de créer des paroisses, d'écrire pour diriger la vie spirituelle de ses ouailles et de s'occuper de toutes les parties du diocèse.

Félix O'Hara

Juge, arpenteur et marchand

Naissance : 1732, en Irlande

Décès : 1805, à Gaspé

Félix O'Hara, ingénieur dans l'armée anglaise, arrive à New York peu avant la conquête de la Nouvelle-France par l'Angleterre. Il est parmi les premiers Anglais à s'installer à Gaspé en 1765.

Avec des associés, il achète des terres et se lance dans le commerce du bois. Il possède aussi un magasin et une ferme. Ses richesses et son poste de juge de paix, chargé de la sécurité dans le golfe, en font une cible pour les corsaires américains.

O'Hara, arpenteur, localise et divise les terres de la région pour accueillir les Loyalistes après 1783. Il doit alors négocier avec les colons déjà présents, et sa diplomatie lui vaut d'être nommé juge de la Cour du district de Gaspé en 1795.

Jean Léger de la Grange

Capitaine, corsaire et marchand

Naissance : 19 juin 1663, près de Limoges, France

Décès : 1736, France

Marin de carrière et chirurgien, Jean Léger de la Grange est capitaine d'un navire dans l'expédition de d'Iberville contre Terre-Neuve en 1696. Par la suite, il commande plusieurs navires pour le compte de la colonie française, tout en étant marchand à Québec.

En 1704, il s'associe pour armer en course deux navires qui attaquent Bonnavista à Terre Neuve et capturent le Pembroke Galley. Cette expédition connaît un grand succès : presque autant de prisonniers que de membres d'équipage, la destruction de trois petits navires et surtout la prise d'un grand navire marchand chargé de morue. En récompense de son exploit, Léger est nommé capitaine dans la marine du roi.

Pierre Morpain

Corsaire, capitaine de port, officier dans la marine et la milice

Naissance : 1686, près de Bordeaux, France

Décès : 20 août 1749, Rochefort, France

Pierre Morpain obtient son premier commandement de corsaire en 1706 dans les Caraïbes. Il navigue depuis déjà trois ans, bien qu'il n'ait que 20 ans.

Doué pour la stratégie, il effectue de nombreuses prises grâce auxquelles il ravitaille les colonies de Port-Royal, Plaisance et Louisbourg, coupées de la France pendant les conflits.

En 1715, à l'Île Royale puis à Louisbourg, Morpain devient capitaine de port et se charge de la sécurité, de l'armement des vaisseaux et de la construction navale. Il s'engage dans la marine et enseigne la navigation.

La guerre reprend en 1744, et Morpain renoue avec la course en Nouvelle-Angleterre. Il secourt Louisbourg en 1745, prenant en charge la défense de la ville pour remplacer un gouverneur incapable. Après la chute de la forteresse, il retourne en France.

Sir Frederick Haldimand

Officier et administrateur colonial

Naissance : 11 août 1718, près de Neuchâtel, Suisse

Décès : 5 juin 1791, près de Neuchâtel, Suisse

Mercenaire dans plusieurs armées européennes, Frederick Haldimand joint l'armée britannique en 1756 comme officier d'une unité américaine de défense des colonies.

Nommé gouverneur de Trois-Rivières en 1762, Haldimand agrandit les Forges du Saint Maurice et organise les tribunaux. Il est par la suite nommé commandant en chef de Floride, puis de l'Amérique du Nord.

Son dévouement et ses connaissances le désignent gouverneur de la province de Québec en 1777. Il doit faire face à la révolte des Treize Colonies américaines et organiser la défense : amélioration du système défensif, ravitaillement, contrôle des accès, canalisations pour faciliter les communications, alliances avec les Amérindiens et accueil des Loyalistes l'occupent constamment.

En 1785, Haldimand reçoit le titre de chevalier de l'ordre du Bain pour ses 30 années de service à la couronne britannique. Carleton lui succède en 1786.

Capitaine John Augustus Hervey Lord Hervey

Noble, officier et navigateur

Naissance : 1757, comté de Bristol, Angleterre

Décès : 1796

John Hervey est capitaine dans l'armée britannique. Il vient contribuer à défendre la colonie contre la menace des Américains.

Hervey porte le titre de Lord parce que l'ordre de succession le destine, en tant qu'aîné, à devenir comte de Bristol à la suite de son père. C'est peut-être en raison de ce titre qu'il est loin de se soumettre aux ordres du gouverneur Haldimand.

En 1779, année de ses démêlés avec le gouverneur, il épouse Élizabeth Drummond.

Malheureusement, il meurt avant son père et c'est donc son frère, Frederick, qui obtient le titre de comte, puis de marquis de Bristol.

Charles Aubert de la Chesnaye

Homme d'affaires

Naissance : 1632, Amiens, France

Décès : 1702, Québec, Nouvelle-France

Charles Aubert de la Chesnaye arrive à Québec en 1655 comme représentant d'un groupe de marchands. Il investit dans plusieurs domaines : terrains, commerce des fourrures et de marchandises diverses, finances, production agricole, pêche.

Il tire également un bon revenu de ses seigneuries près de Québec, à Percé, à Repentigny, à Rivière-du-Loup et à Kamouraska.

La contribution de Charles Aubert de la Chesnaye à l'essor économique de la Nouvelle France lui vaut d'être anobli par le roi Louis XIV en 1693. Il est aussi nommé au Conseil souverain en 1695.

Il a eu 18 enfants dont 11 ont atteint l'âge adulte. L'écrivain Philippe Aubert de Gaspé est l'un de ses descendants.

Michel de Salaberry

Officier de marine

Naissance : 4 juillet 1704, Ciboure, France

Décès : 27 novembre 1768, près de La Rochelle, France

Michel de Salaberry, officier de la marine française, accompagne son père en Nouvelle France en 1733. Il établit sa résidence à Québec et devient capitaine de navire de commerce. Il voyage ainsi aux quatre coins de l'empire français d'Amérique.

Le 20 mai 1748, alors que la Guerre de Succession d'Autriche se termine, Salaberry est nommé capitaine dans la marine de guerre pour le récompenser de ses services comme corsaire pendant le conflit.

Il continue sa carrière pendant la Guerre de Sept Ans, puis se retire en France. En 1766, deux ans avant sa mort, il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Louis.

John Paul Jones

Officier de marine

Naissance : 6 juillet 1747, Kirkbean, Écosse

Décès : 18 juillet 1792, Paris, France

À douze ans, John Paul traverse l'Atlantique sur un navire marchand et s'installe en Virginie, où habite son frère.

En décembre 1775, pendant la Révolution américaine, il devient premier lieutenant dans la nouvelle marine américaine. Il capture des navires marchands et des navires de guerre anglais et détruit plusieurs postes de pêche. Il commande le Ranger, premier navire battant pavillon américain, et le Drake, qui connaît la première victoire américaine contre un vaisseau anglais.

Lors d'une bataille mémorable contre le Serapis, un navire de guerre anglais, Jones mène ses hommes dans un long combat inégal qu'il finit par gagner. Alors que le commandant du Serapis lui demande s'il se rend, Jones aurait répondu : « Je n'ai même pas encore commencé à me battre! »

Aux yeux des Américains d'aujourd'hui, Jones est le fondateur de la marine et un véritable héros.

Pierre Le Moyne d'Iberville et d'Ardillières

Soldat, capitaine, explorateur, aventurier, corsaire et trafiquant

Naissance : Juillet 1661, Ville-Marie (Montréal), Nouvelle-France

Décès : 9 juillet 1706, La Havane, Cuba

Dès l'enfance, d'Iberville navigue avec son père. En 1686, il entre au service du roi lors d'une expédition vers la Baie d'Hudson. Contre les postes anglais, il gagne plusieurs attaques et démontre sa bravoure.

Plus tard, il revient à la Baie James. Il capture à nouveau forts et navires anglais, et rapporte butin, prisonniers et fourrures.

D'Iberville participe ensuite aux stratégies de Frontenac contre les Anglais, puis repart pour la Baie d'Hudson. Dans les années 1690, il tente, parfois avec succès, parfois sans, d'expulser les Anglais de la région. Il s'attaque ensuite aux pêcheries anglaises le long des côtes de Terre-Neuve, puis établit des colonies au Mississippi.

D'Iberville est le premier Canadien de naissance à être fait chevalier de l'ordre de Saint Louis, en 1699.

Sa fructueuse campagne contre les Antilles est interrompue à la Havane en 1706 : il meurt pendant qu'il tente de vendre clandestinement une cargaison de fer.

Plusieurs fraudes ont été découvertes dans les affaires de d'Iberville, et sa veuve a dû faire face à plusieurs poursuites.

John Outlaw (aussi appelé Jean Outlan ou Outlas)

Marin et charpentier

Naissance : Limehouse, Angleterre

Décès : 1696 ou 1697, peut-être en Acadie

Officier dépêché par l'Angleterre pour établir un poste de traite sur la rivière Nelson en 1682, Outlaw est fait prisonnier par le Français Radisson qui s'empare du commerce l'année suivante.

En 1684, il revient sur le Fleuve Nelson, cette fois-ci pour le compte de la compagnie de la Baie d'Hudson. Ironiquement, son compagnon de voyage est Radisson, passé au service des Anglais.

De nouveau fait prisonnier en 1685 à la baie d'Hudson, Outlaw se voit refuser sa solde pour négligence. Mécontent, il tente une expédition autonome mais son bateau est détruit par les glaces.

Fait prisonnier une troisième fois par les Français, dirigés par d'Iberville en 1686, Outlaw décide de passer au service de la France. Il commande une frégate royale qui part de Québec en 1696. Il est possible qu'on lui ait concédé une terre en Acadie en 1697.

Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil

Militaire et gouverneur

Naissance : vers 1643, Languedoc, France

Décès : 1725, Montréal, Nouvelle-France

Mousquetaire du roi Louis XIV, Vaudreuil traverse en Nouvelle-France en 1687 à titre de commandant des troupes de la marine. Il mène plusieurs attaques contre les Iroquois dans les années 1690 et, pour ses services, il reçoit la croix de Saint-Louis en 1698.

Nommé gouverneur de Montréal en 1699, Vaudreuil participe à la signature de la Grande Paix de Montréal.

Il succède à Callières à titre de gouverneur général de Nouvelle-France en 1703, pendant la Guerre de Succession d'Espagne. Il négocie alors, pendant les dix ans de la guerre, les échanges de prisonniers dont le retour du corsaire Baptiste.

Après la guerre, Vaudreuil reconstruit les relations avec les Autochtones et le commerce des fourrures. Il reste gouverneur jusqu'à sa mort en 1725.

Philippe Pastour de Costebelle

Gouverneur de Plaisance puis de l'Île Royale (Île du Cap-Breton)

Naissance : 1661, près de Port-Saint-Esprit, France

Décès : Octobre 1717, Louisbourg, Nouvelle-France

Lieutenant de la marine française, Costebelle rejoint son frère à Plaisance (Terre-Neuve) en 1692. Son courage et son dévouement sont remarqués lors de plusieurs attaques contre les Anglais de l'île.

En 1695, Costebelle est nommé lieutenant du roi : il s'occupe des conditions de vie des habitants, de l'économie et de la pêche. Ensuite, il remplace à plusieurs reprises le gouverneur et défend la colonie avec peu d'argent. Il participe encore à des expéditions militaires.

En 1706, il devient gouverneur de Plaisance. Il doit consolider les défenses, car la menace anglaise persiste. En 1713, la France remet Terre-Neuve à l'Angleterre et Costebelle dirige l'évacuation des Français vers l'Île Royale. Il y établit une nouvelle colonie, du transport aux fortifications, du logement à la pêche, de l'exploration à la sécurité. Il se dévoue à son service, au prix de sa santé.

Louis Prat

Aubergiste, marchand et armateur

Naissance : 1662

Décès : 1726

Aubergiste, puis marchand-boulanger, Louis Prat se joint en 1704 au groupe du navigateur Jean Léger de La Grange « pour l'armement en la course des ennemis de l'État ». C'est dans ce but qu'ils financent la construction du Joybert et du Phélipeaux.

Après quelques succès, le Joybert se perd en mer en 1709. Prat fait alors l'acquisition du Normand et fait construire d'autres navires corsaires qui se rendent jusqu'en Martinique.

Son intérêt pour la construction navale lui vaut en 1711 le poste de capitaine de port à Québec. Il continue tout de même à commercer.

Louis Prat serait l'un des premiers armateurs de la Nouvelle-France à entreprendre pour son propre compte la construction d'un navire au pays.

Jacques-François Morin dit Bonsecours

Pêcheur, navigateur et armateur

Naissance : ?

Décès : ?

Pêcheur au Mont-Louis, il se joint ensuite à ses frères dans des expéditions marchandes et corsaires. En 1713, il possède son propre navire corsaire, Le Trompeur, avec lequel il fait plusieurs prises aux mains des Anglais. Il est aussi propriétaire terrien dans la région actuelle de Cloridorme, en Gaspésie.

Sir William Phips

Marin, aventurier et gouverneur colonial

Naissance : 2 février 1650 ou 1651, Kennebec (Maine), Etats-Unis

Décès : 18 février 1694 ou 1695, Londres, Angleterre

Charpentier de navires à Boston, Phips se prend d'intérêt pour la découverte de galions espagnols naufragés. Après plusieurs échecs, il déniche en 1687 un important trésor qui lui vaut même d'être anobli.

En 1690, Phips est nommé major général de l'armée américaine et commande une expédition contre l'Acadie. Son succès lui permet d'être promu commandant de l'expédition suivante, vers Québec. Celle-ci arrive trop tard dans l'année et avec trop peu de munitions pour affronter les ruses de Frontenac : Phips en gardera un mauvais souvenir toute sa vie.

Nommé gouverneur du Massachusetts en 1691, Phips met fin à la chasse aux sorcières. Il entre cependant en conflit contre les colonies voisines et les officiers de la marine. Rappelé à Londres pour se justifier, il y meurt avant la fin de l'enquête.

Pierre-Esprit Radisson

Explorateur et coureur des bois

Naissance : vers 1640, peut-être Avignon, France

Décès : 1710, près de Londres, Angleterre

Radisson explore le continent nord-américain avec Des Groseilliers, le mari de sa demi sur.

En 1651, prisonnier des Iroquois, il est adopté par une famille autochtone qui lui apprend sa langue et ses coutumes. Ces connaissances lui sont plus tard très utiles pour communiquer et négocier.

Radisson et Des Groseilliers se rendent jusqu'à l'extrémité du Lac Supérieur, puis explorent l'intérieur des terres et deviennent probablement les premiers Blancs rencontrés par les Sioux.

Ses abondantes prises de castor persuadent les Anglais de fonder la Compagnie de la Baie d'Hudson, pour le compte de laquelle Radisson explore le Nord.

Radisson s'associe brièvement à Charles Aubert de la Chesnaye et à la France pour fonder un établissement sur le Fleuve Nelson, mais des intrigues politiques le privent de son revenu et il retourne servir l'Angleterre à la Baie d'Hudson. Il se retire à Londres en 1687.

Médard Chouart Des Groseilliers

Explorateur

Naissance : Juillet 1618, France

Décès : 1696 ?, peut-être à Sorel

Soldat d'une mission jésuite en Huronie (Ontario) en 1646, Des Groseilliers cherche ensuite du financement pour explorer la Baie d'Hudson.

Depuis Trois-Rivières, il suit en 1654 des Hurons et des Outaouais, afin de connaître l'ouest et le sud de la Baie d'Hudson. Il y retourne avec son beau-frère, Pierre-Esprit Radisson.

Mais Des Groseilliers est emprisonné par le gouverneur qui l'accuse d'être parti en voyage de traite sans permission. En colère, Radisson et Des Groseilliers se mettent au service de l'Angleterre et, avec la Compagnie de la Baie d'Hudson, explorent la région et établissent un poste de traite.

Ils s'associent plus tard avec Charles Aubert de la Chesnaye, mais des intrigues politiques les privent de revenus. Contrairement à Radisson, Des Groseilliers refuse de travailler de nouveau pour la Compagnie de la Baie d'Hudson et revient en Nouvelle-France.

Guillaume Gaillard

Homme d'affaires, seigneur et membre du Conseil supérieur

Naissance : vers 1669, France

Décès : 12 novembre 1729, Québec, Nouvelle-France

Passé en Nouvelle-France à 16 ans en tant que domestique, Gaillard doit par la suite faire des études de droit car, en 1709, l'intendant dit de lui qu'il connaît très bien les affaires juridiques.

En 1707, Gaillard s'associe à Beaubassin et Riverin pour armer un navire en course vers Terre-Neuve et le Cap-Breton. Cette entreprise est toutefois sans succès.

Ses connaissances et son statut lui valent d'être nommé, en 1710, pour siéger au Conseil supérieur de la colonie.

Gaillard acquiert en 1712 la seigneurie de Saint-Laurent de l'Île d'Orléans. C'est là qu'il termine ses jours en 1729, après avoir été mêlé à un important conflit entre le Conseil supérieur et le clergé autour des funérailles de Mgr de Saint-Vallier, au cours duquel Gaillard est même menacé d'exil.

Louis Chambalon

Marchand et notaire royal

Naissance : vers 1663, près de Poitiers, France

Décès : 15 juin 1716, Québec, Nouvelle-France

Louis Chambalon arrive à Québec en 1688 et travaille comme commis de marchand. En 1690 et 1691, il accompagne Nicolas Perrot au pays des Outaouais pour un voyage de traite. Par la suite, il devient marchand et importe de France les produits nécessaires aux « voyageurs » de traite des fourrures.

Chambalon acquiert en 1698 un fief dans la seigneurie de Ristigouche (Baie des Chaleurs).

Louis Chambalon est nommé notaire royal par Louis XIV en 1692. Il a comme clients l'élite de Québec, les gouverneurs et les intendants.

Dès 1706, il doit abandonner son commerce et prendre un assistant pour son travail de notaire, car il souffre de la goutte. Sans enfant, il s'occupe du fils de sa première femme, d'un cousin et d'une jeune orpheline.